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Hébergement

Colocation en datacenter

Vos machines, nos salles. Énergie doublée, refroidissement maîtrisé, accès contrôlé et transit opérateur au bout de la baie.

  • Du U isolé à la baie
  • Double alimentation
  • Accès hors horaires, sur annonce
Du U à la baie privative Vous prenez la place dont vous avez besoin, pas la baie entière parce que ce serait plus commode à gérer pour nous.
Deux chaînes distinctes Deux chemins électriques séparés jusqu'aux bandeaux de la baie, et nous vous montrons d'où part chacun.
Allées confinées L'air froid est soufflé côté machines et repris chaud de l'autre côté, pour que les deux flux ne se mélangent pas.
Mains distantes Un technicien devant votre baie les jours où vous ne pouvez pas y être.

Le principe

Nous ne vous louons pas des mètres carrés

La colocation, c'est poser vos propres machines dans nos salles. Ce que vous achetez n'est pas de la surface au sol : c'est une alimentation doublée, de l'air froid au bon endroit, une porte que tout le monde ne peut pas ouvrir, et du réseau au bout de la baie.

Ce que vous louez réellement

Une baie vide ne vaut rien. Ce qui vaut quelque chose, c'est ce qui arrive dedans et ce qui en sort : deux arrivées électriques, de l'air à la bonne température, un chemin vers le reste du monde, et un bâtiment que personne ne traverse sans être attendu. Quand vous comparez deux salles, comparez ces quatre choses — la surface, elle, ne dit rien de la nuit où le courant hésite.

Le partage des rôles est net. Le matériel est à vous : vous le choisissez, vous le renouvelez, vous l'administrez, vous décidez de son système. La salle est à notre charge : l'énergie, le froid, la sécurité physique, le câblage et son exploitation. Nous n'ouvrons pas vos machines, nous ne connaissons pas vos mots de passe, et ce qui tourne dessus ne nous regarde pas.

« Doublée » veut dire deux chaînes, pas deux prises

Deux prises au fond d'une baie ne font pas une alimentation doublée. Branchées sur le même tableau, le même onduleur et le même disjoncteur, elles s'éteignent ensemble : le jour où cela arrive, la seconde ne sert à rien. Une double alimentation n'a de sens que si les deux chemins restent séparés sur toute leur longueur — arrivée, tableau, onduleur, groupe, chemin de câbles, bandeau.

C'est cette séparation que nous vous montrons sur place, salle par salle : d'où part chaque chaîne, par où elle passe, et jusqu'où elle reste distincte de l'autre. Dans la baie, chaque bandeau appartient à une chaîne ; une machine à deux alimentations en branche une sur chacune et reste alimentée si l'une des deux s'arrête, y compris pendant une maintenance électrique programmée — c'est-à-dire au moment précis où vous avez besoin que cela tienne. Le même raisonnement vaut pour le réseau, et c'est celui que nous tenons dans nos rubriques Fibre FTTH / FTTO et Satellite : un secours qui emprunte le chemin du principal n'est pas un secours.

Du U isolé à la baie privative

Toutes les demandes ne pèsent pas le même poids. Un serveur unique — un concentrateur de tunnels, une machine de rebond, un boîtier de sauvegarde déporté — n'a besoin que de quelques U dans une baie partagée, dont chaque client n'ouvre que son propre compartiment. À l'autre bout, une infrastructure complète prend une baie entière dont la clé est à vous, avec votre câblage et votre organisation interne.

Entre les deux, l'agrandissement se fait sans déménager : nous gardons la place contiguë libre aussi longtemps que possible, pour qu'une extension reste un ajout et non un nouveau projet. Nous vous proposons donc le format qui correspond à ce que vous installez réellement : une baie entière attribuée pour une poignée de U immobilise une place qui manquera à celui qui en a l'usage.

Ce qui arrive dans la baie

  • Deux chaînes électriques distinctes, jusqu'aux bandeaux de votre baie.
  • De l'air froid soufflé en allée confinée, repris chaud de l'autre côté.
  • Un lien réseau livré au bout de la baie, prêt à être brassé.
  • Une porte verrouillée, et une salle dont chaque entrée laisse une trace.
  • De la place pour grandir sans changer d'emplacement, tant que c'est possible.

À quoi ça sert

Quatre raisons de sortir vos machines de chez vous

Presque personne ne fait de la colocation par goût. On y vient parce qu'un local technique a atteint sa limite, ou parce qu'un projet réclame une salle que vous ne construirez pas.

Le local technique a fait son temps

La climatisation du placard tient l'été à grand-peine, l'onduleur n'a plus l'autonomie qu'il avait, et le tableau électrique n'a jamais été prévu pour ça. Les machines partent telles quelles : personne ne réécrit d'application, personne ne change de système.

Du matériel qui ne se virtualise pas

Une carte d'acquisition, un boîtier de chiffrement, une clé matérielle exigée par un éditeur, un serveur de calcul avec ses propres cartes : certaines machines doivent rester physiques et vous appartenir. Elles ont droit à une vraie salle malgré tout.

Une seconde salle pour le secours

Toute l'informatique tient au siège, et le plan de reprise repose sur des copies rangées dans le même bâtiment que les originaux. Une baie chez nous accueille le réplica, hors de vos murs, relié par un lien privé plutôt que par l'internet public.

Un point de présence réseau

Intégrateur, éditeur ou opérateur de proximité : il faut poser ses équipements là où le réseau passe déjà, s'interconnecter court, et cesser de dépendre du raccordement d'un bureau. C'est le montage habituel de ceux qui prennent aussi notre rubrique Collecte voix et data.

Ce qui est inclus

Ce qui vient avec la place, et qui ne se discute pas pendant l'incident

Tout ce qui suit est convenu à la signature, écrit dans le dossier de votre baie, et connu de l'équipe qui exploite la salle. Une règle inventée pendant une coupure n'est pas une règle.

  • L'énergie. Deux chaînes distinctes jusqu'à vos bandeaux, onduleurs et secours en amont, et une enveloppe de puissance convenue avec vous.
  • Le refroidissement. Soufflage en allée froide, reprise en allée chaude, confinement pour que les deux ne se mélangent pas. La température se mesure, elle ne s'estime pas.
  • La sécurité physique. Bâtiment fermé, salle sous contrôle d'accès, baie verrouillée, et le relevé de qui est entré, quand, et pour quelle baie.
  • L'accompagnement des visites. Vous êtes annoncé, accueilli et conduit jusqu'à votre baie. Personne ne circule seul dans la salle.
  • Le raccordement réseau. Un lien livré au bout de la baie, prêt à brasser, et l'accès à nos offres opérateur si vous préférez tout prendre au même endroit.
  • Les mains distantes. Un technicien qui redémarre, rebranche, remplace un cordon ou vous décrit ce qu'affiche un écran, sur votre demande et rien de plus. Pendant les horaires annoncés, et hors horaires lorsque l'offre le prévoit.
  • La supervision de l'environnement. Température, humidité, état des chaînes électriques : ce qui sort du cadre déclenche une alerte chez nous, pas une découverte chez vous.
  • La remise en état après incident. Retour sur la chaîne principale, onduleurs rechargés, températures contrôlées, et un compte rendu de ce qui a réellement bougé.
Le bon format n'est pas le plus grand : c'est celui qui laisse de la marge sans immobiliser une place que vous n'occuperez jamais.
Ce que vous occupezCe que vous maîtrisezCe à quoi il faut penser
Quelques U en baie partagéeVos machines dans un compartiment fermé, que nous n'ouvrons qu'à votre demande.La profondeur utile et le passage des cordons se vérifient avant, pas le jour du transport.
Une demi-baieUn espace continu, votre câblage vertical, de la marge pour grandir un peu.Les portes restent communes : nous convenons dès le début de qui ouvre quoi.
Une baie privativeLa baie entière, sa clé, son organisation interne et ses bandeaux.Le brassage devient le vôtre : un plan de câblage tenu à jour vous fera gagner des heures.
Plusieurs baies contiguësUne rangée à vous, avec votre propre distribution d'une baie à l'autre.Le chemin de câbles entre baies se conçoit au départ ; le reprendre ensuite veut dire tout arrêter.
Des U répartis sur deux baiesVos machines séparées en deux emplacements, sur deux chaînes et deux allées.Cela ne vaut que si vos services savent tourner en deux moitiés : le partage se décide avant le transport.

Comment ça se passe

De la visite de la salle au premier redémarrage

  1. 1

    On mesure ce qu'il y a réellement à déplacer

    Hauteur en U, profondeur, nombre d'alimentations, besoin réseau, ce qui doit rester allumé et ce qui peut s'éteindre. C'est le serveur oublié dans un coin du local qui fait déborder un déménagement, pas celui qui figure à l'inventaire.

  2. 2

    On prépare la baie avant votre arrivée

    Emplacement réservé, chaînes électriques affectées, lien réseau tiré et essayé, rails et cordons en place. Le jour du transport ne doit pas être celui où nous découvrons qu'il manque un cordon d'alimentation.

  3. 3

    On emménage par lots, jamais d'un bloc

    Nous déplaçons d'abord ce qui peut s'arrêter, nous vérifions que tout est reparti, puis nous traitons ce qui ne peut s'interrompre qu'une nuit. Le site de départ reste en état jusqu'à votre confirmation : le retour arrière se prépare avant, il ne s'improvise pas après.

  4. 4

    On exploite la salle, vous exploitez vos machines

    Contrôles d'environnement, essais de bascule électrique, accueil de vos visites, mains distantes quand vous appelez. Vos serveurs, eux, restent les vôtres : nous n'y touchons que si vous nous le demandez.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande avant de nous confier ses machines

Oui, sur annonce préalable. Les accès en dehors des horaires habituels s'organisent à l'avance : nous devons savoir qui vient, pour quelle baie, et quelqu'un vous accompagne sur place. Ce n'est pas une formalité administrative : dans une salle où les entrées ne sont pas annoncées, rien n'empêche quelqu'un de débrancher la machine du voisin.

Les gestes physiques que vous feriez vous-même devant la baie : appuyer sur un bouton, rebrancher un cordon, remplacer un câble, insérer un support, lire un écran, décrire l'état d'une diode. Nous n'entrons pas dans vos systèmes et nous ne prenons aucune initiative : vous demandez, nous exécutons, nous vous rendons compte de ce que nous avons fait.

Pas pour la salle, mais pour vous : une machine à alimentation unique ne survit pas à la perte de la chaîne sur laquelle elle est branchée, même si l'autre chaîne fonctionne parfaitement. Deux réponses, et nous en décidons avec vous : un commutateur de transfert posé en baie, qui bascule la machine d'une chaîne sur l'autre, ou le risque assumé en connaissance de cause. La double alimentation de la baie ne protège que les machines capables d'en profiter : autant le savoir avant de les installer.

Oui, et beaucoup de clients mélangent les deux : un lien à nous, un lien à eux. Reste à vérifier que les deux ne repartent pas par le même chemin en sortant du bâtiment, et nous le regardons avec vous. Si vous préférez tout regrouper, le raccordement se prend chez nous — voyez nos rubriques Fibre FTTH / FTTO, et Trunk SIP C4 et C5 si vos flux voix passent par la baie.

Une machine branchée sur les deux chaînes ne devrait rien voir passer : les onduleurs tiennent la charge le temps que les secours prennent le relais. Le travail commence après, une fois l'incident clos : c'est la remise en état décrite plus haut, dans « Ce qui est inclus ». Vous recevez un compte rendu même si rien ne s'est arrêté chez vous — surtout dans ce cas, puisque c'est souvent le seul signe que le secours a joué son rôle.

Trois choses, et elles se préparent des semaines à l'avance : un inventaire juste, avec les hauteurs, les profondeurs et les alimentations ; une sauvegarde externalisée dont la restauration a déjà été éprouvée, parce qu'un transport reste un transport — c'est l'objet de notre rubrique Sauvegarde ; et l'ordre écrit dans lequel les services doivent redémarrer, parce qu'une application qui attend une base qui attend un annuaire ne repart pas toute seule.

Passons à la pratique

Décrivez-nous votre situation, nous vous répondrons par une architecture.

Un site à raccorder, un standard à remplacer, des serveurs à déplacer, une sauvegarde à reprendre en main : on regarde ce que vous avez, on dit ce qui tient et ce qui ne tient pas, et on vous laisse repartir avec un plan — même si vous ne le faites pas avec nous.

Parler à un ingénieur 02 55 59 60 02

Du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h