Aller au contenu principal

Opérateur

Trunks SIP, classe 4 et classe 5

Deux métiers, une même plateforme : l'acheminement en gros entre opérateurs, et le raccordement direct des standards d'entreprise.

  • Gros et entreprise
  • Portabilité des numéros
  • Supervision en continu
Classe 4 et classe 5 L'acheminement entre opérateurs d'un côté, le raccordement direct de votre standard de l'autre : deux métiers, une même plateforme.
Numéros portables Ils restent portables dans les conditions réglementaires et techniques applicables, et nous ne mettons rien en travers.
Capacité mesurée Nous dimensionnons sur les appels réellement simultanés, pas sur le nombre de postes.
Trafic surveillé Nous regardons en continu la qualité d'appel et les destinations inhabituelles, et nous vous alertons quand un seuil est franchi.

Le principe

Acheminer entre opérateurs, ou faire sonner un poste

Un trunk SIP transporte des appels entre deux plateformes. Ce qui change tout, c'est ce qui se trouve à l'autre bout : un opérateur qui poursuivra l'appel, ou un abonné chez qui l'appel s'arrête.

La classe 4 : le trafic traverse

En classe 4, les deux extrémités sont des opérateurs, et personne ne décroche à ce niveau : nous recevons du trafic, nous choisissons la route, et nous le remettons à l'opérateur qui dessert le numéro appelé — c'est ce que le métier appelle la terminaison. Ce trafic de gros se juge sur des grandeurs de masse : la capacité disponible aux heures chargées, la part des appels qui aboutissent, la fidélité de l'identifiant d'appelant transmis, la stabilité d'une route dans le temps.

Ce dernier point est le plus mal compris. Une route peut être excellente le lundi et mauvaise le jeudi, parce que celui qui se trouve derrière a changé la sienne. Nous mesurons la qualité de nos routes en continu, et nous en retirons une qui se dégrade sans attendre qu'un client nous le signale — un opérateur qui apprend la panne par son client a déjà perdu.

La classe 5 : le trafic s'arrête chez quelqu'un

En classe 5, il y a un abonné au bout, et cela fait apparaître tout un monde qui n'existe pas en classe 4 : des numéros attribués, des sélections directes à l'arrivée — un numéro propre à un poste, sans passer par l'accueil —, des renvois, une messagerie, une identité d'appelant qui doit être la vôtre et pas une autre, et des obligations qui pèsent sur nous, l'acheminement des appels d'urgence en premier lieu. C'est ce trunk-là, le trunk d'entreprise, que nous raccordons à un autocommutateur — l'équipement qui distribue les appels sur les postes —, par exemple celui de notre rubrique Standard 3CX.

La différence pratique tient en une phrase : en classe 5, nous sommes votre opérateur, et nous répondons de votre numéro devant les autres. C'est nous qui portons votre plan de numérotation — la liste de vos numéros et la façon dont ils aboutissent sur vos postes —, qui déclarons l'adresse orientant vos appels d'urgence, et qui montons vos dossiers de portabilité.

Deux régimes, une seule plateforme

Chez nous, les deux classes vivent sur les mêmes commutateurs logiciels et sous la même supervision, avec des plans d'acheminement séparés. Ce n'est pas une commodité d'exploitation, c'est ce qui rend possible un montage courant : un intégrateur ou un opérateur de proximité s'appuie sur notre classe 4 pour son propre trafic, et revend à ses clients des services de classe 5 sous sa marque. Faire remonter ses accès et ses appels jusqu'à notre cœur de réseau, c'est la collecte, et elle a sa rubrique : Collecte voix et data.

Reste le dimensionnement, et c'est là que se glisse l'erreur la plus fréquente. Le nombre de postes ne dit rien du trafic : ce qui compte est le nombre d'appels en même temps à l'heure la plus chargée, et ce nombre se mesure au lieu de se supposer. Le codec entre ensuite dans l'équation, puisqu'un codec non compressé rend une voix franche mais occupe davantage le lien.

Ce que la classe change concrètement

  • Classe 4 : en face de nous, un opérateur ; l'appel repart ailleurs.
  • Classe 5 : en face de nous, une entreprise ; l'appel fait sonner un poste.
  • En classe 4, la discussion porte sur la capacité, les routes et les appels aboutis.
  • En classe 5, elle porte sur les numéros, la portabilité, les urgences et la messagerie.
  • Dans les deux cas, la même supervision et le même interlocuteur technique.

À quoi ça sert

Quatre demandes qui arrivent par l'une ou l'autre classe

Elles ne commencent pas par la même question : les unes parlent de numéros et de postes, les autres de routes et de capacité.

Un standard à remplacer sans changer de numéro

L'autocommutateur est en fin de vie, le mainteneur ne se déplace plus, et personne ne veut annoncer un nouveau numéro aux clients. Le trunk de classe 5 arrive d'abord, les numéros sont portés ensuite, et l'accueil ne change pas de voix.

Des lignes historiques à faire disparaître

Il reste une ligne pour le fax, une pour l'ascenseur, une pour l'alarme, et plus personne ne sait laquelle sert à quoi. Nous les inventorions, nous décidons de chacune avec vous, et nous ne coupons que ce dont l'usage a été compris.

Un opérateur de proximité qui veut terminer son trafic

Il a les clients, les compétences et sa marque, mais pas d'interconnexion. La classe 4 lui donne l'acheminement et les numéros, sans qu'il ait à négocier lui-même avec chaque opérateur du marché.

Un plateau d'appels qui monte et redescend

Campagnes sortantes, saisonnalité, renfort ponctuel : la capacité en appels simultanés suit l'activité au lieu d'être figée, et les appels qui n'aboutissent pas sont analysés campagne par campagne.

Ce qui est inclus

Ce que nous tenons derrière le trunk

Un trunk se résume vite à une adresse et un mot de passe. Ce qui fait la différence est ce qui tourne autour, et qui ne se voit que le jour où cela manque.

  • Le raccordement. Trunk enregistré par identifiant ou déclaré par adresse IP, selon ce que porte votre équipement, et chiffrement de la signalisation quand il le permet.
  • Le plan de numérotation. Numéros géographiques ou non, sélection directe à l'arrivée pour joindre un poste sans passer par l'accueil, et présentation du bon numéro en sortie.
  • La portabilité. Faire suivre un numéro d'un opérateur à l'autre : dossier monté par nous, entrant comme sortant, avec une fenêtre de bascule annoncée et préparée à l'avance.
  • Le choix du codec. Négocié selon ce que le lien supporte, sans transcodage imposé : nous privilégions la voix franche quand la capacité le permet.
  • La supervision de la qualité. Appels aboutis, durée moyenne, gigue et paquets perdus, route par route : nous relevons ces mesures, et nous vous les communiquons.
  • La lutte contre la fraude. Plafonds de simultanéité et de consommation, destinations inhabituelles fermées par défaut, et alerte dès qu'une rafale nocturne se déclenche.
  • Les appels d'urgence. Acheminement vers le centre compétent d'après l'adresse déclarée pour chaque site, et rappel de la tenir à jour à chaque déménagement.
  • Le secours. Renvoi des numéros vers un autre chemin — un mobile, un autre site — si votre standard cesse de répondre, et un second point de raccordement lorsque votre installation s'y prête.
Le bon numéro n'est pas le plus élégant : c'est celui que vos correspondants ont déjà noté, ou celui que votre organisation pourra encore assumer dans quelques années.
Type de numéroCe qu'il dit à celui qui appelleCe qu'il impose côté réseau
Numéro géographiqueUn ancrage : votre correspondant sait à quelle région vous êtes rattaché.Une adresse déclarée et tenue à jour, puisque c'est elle qui oriente les urgences.
Numéro non géographiqueRien de votre implantation : un accueil unique pour plusieurs sites.Un routage que vous décidez, et une adresse d'urgence déclarée malgré tout, poste par poste.
Numéro d'accueil spécialUn service annoncé nationalement, que vos bureaux et vos déménagements ne déplacent pas.Une déclaration du service auprès du régulateur, préalable à l'ouverture.
Numéro court à quatre chiffresUn accueil que l'on retient sans le noter.Une attribution encadrée, un dossier à défendre, et l'ouverture de l'acheminement chez les autres opérateurs.
Numéro portéRien de neuf, et c'est tout l'intérêt : vos correspondants le connaissent déjà.Un dossier de portabilité, une fenêtre de bascule, et un trunk prêt avant elle.

Comment ça se passe

Du premier appel d'essai au jour de la portabilité

  1. 1

    On qualifie ce qu'il y a au bout

    Classe 4 ou classe 5 d'abord, parce que tout en découle. Puis le plan de numérotation existant, les sites concernés, la simultanéité constatée à l'heure chargée, et les objets qu'un inventaire oublie souvent alors qu'ils téléphonent aussi : ascenseurs, alarmes, télésurveillance.

  2. 2

    On ouvre le trunk et on l'essaie

    Interconnexion déclarée des deux côtés, adresses autorisées, appels d'essai dans les deux sens, vérification du numéro présenté et de la qualité perçue. L'acheminement des urgences est contrôlé sur la plateforme, sans passer d'appel réel vers les secours.

  3. 3

    On porte les numéros

    Le dossier part quand le trunk fonctionne déjà, jamais avant. La bascule a lieu dans une fenêtre annoncée, quelqu'un la surveille pendant qu'elle se produit, et le retour arrière est écrit avant d'en avoir besoin. Le jour de la portabilité n'est pas le jour de la découverte.

  4. 4

    On tient le trunk dans la durée

    Qualité des routes, appels qui n'aboutissent pas, tentatives de détournement, plafonds atteints : la supervision tourne en continu, et l'alerte part chez nous. Les revues de trafic se font ensuite avec vous, sur des chiffres plutôt que sur des impressions.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande à propos des trunks SIP

Non, les deux se cumulent. Une entreprise n'a généralement besoin que de la classe 5, celle qui fait sonner ses postes. Un opérateur ou un intégrateur prend la classe 4 pour acheminer son propre trafic, et s'appuie sur nos services de classe 5 pour ce qu'il revend à ses clients. Deux régimes techniques distincts, donc, portés par la même plateforme.

Oui, dans les conditions réglementaires et techniques applicables. Nous montons le dossier de portabilité entrante, nous convenons d'une fenêtre de bascule avec vous, et nous ouvrons le trunk avant elle pour que le jour de la bascule ne soit qu'une formalité. Quand un numéro ne peut pas être porté, nous vous le disons dès la qualification plutôt qu'au dépôt du dossier.

Vos numéros restent portables dans les conditions réglementaires et techniques applicables, et nous ne mettons rien en travers : un dossier sortant se traite chez nous comme un dossier entrant. Nous transmettons au nouvel opérateur les éléments d'identification dès qu'il les demande, et nous tenons l'acheminement jusqu'à la bascule plutôt que de couper à la date de résiliation. Ce que nous demandons en retour tient en une ligne : prévenez-nous de la date, afin que le trunk ne soit pas résilié avant que les numéros soient partis.

Autant que votre trafic en montre à l'heure la plus chargée, et le nombre de postes ne le dit pas. Si un standard existe déjà, il sait compter les appels qui se chevauchent à ces moments-là : nous partons de cette mesure. Sinon, nous ouvrons large au démarrage et nous ajustons sur l'activité réellement observée. La capacité se modifie ensuite sans rien réinstaller chez vous.

Ils sont acheminés vers le centre compétent pour l'adresse déclarée du poste appelant, et non pour celle du siège. C'est pourquoi nous demandons une adresse par site — parfois par bâtiment sur les grandes implantations — et pourquoi nous insistons pour la corriger dès qu'un service déménage. Les postes nomades et le télétravail demandent une consigne écrite, puisque la localisation ne peut plus être déduite du raccordement : nous vous aidons à la rédiger.

Nos plafonds de simultanéité et de consommation arrêtent la rafale sans attendre une intervention humaine, les destinations que vous n'appelez pas sont fermées par défaut, et vous êtes prévenu. C'est le risque le plus concret des trunks, et il se manifeste le plus souvent la nuit ou un jour férié, par une série d'appels vers des destinations lointaines. La sécurité de votre autocommutateur reste toutefois de votre côté : un mot de passe faible sur un seul poste suffit à ouvrir la porte.

Passons à la pratique

Décrivez-nous votre situation, nous vous répondrons par une architecture.

Un site à raccorder, un standard à remplacer, des serveurs à déplacer, une sauvegarde à reprendre en main : on regarde ce que vous avez, on dit ce qui tient et ce qui ne tient pas, et on vous laisse repartir avec un plan — même si vous ne le faites pas avec nous.

Parler à un ingénieur 02 55 59 60 02

Du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h