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Opérateur

Accès fibre FTTH et FTTO

Deux façons d'être raccordé, deux promesses différentes : la fibre mutualisée pour le débit, la fibre dédiée pour l'engagement.

  • Mutualisée ou dédiée
  • Débit garanti en dédié
  • Engagement écrit
Débit garanti symétrique Sur notre accès dédié, ce qui monte vaut ce qui descend, à l'heure creuse comme à l'heure pleine.
Rétablissement engagé Un délai écrit, porté par l'offre dédiée, et un interlocuteur qui rend des comptes pendant la panne.
Deux chemins vérifiés Deux accès ne font une redondance que si leurs dépendances communes ont été identifiées et jugées acceptables.
Étude avant promesse Nous relevons le chemin réel et le génie civil nécessaire avant d'annoncer une date.

Le principe

Le même mot pour deux produits différents

FTTH et FTTO reposent sur la même fibre optique et s'annoncent en mégabits, ce qui laisse croire qu'on choisit entre deux tailles du même produit. Elles ne promettent pourtant pas la même chose, et l'écart se paie au plus mauvais moment : le jour où le lien tombe.

La fibre mutualisée : un débit qui se partage

En FTTH, votre local est raccordé à un point de mutualisation, d'où le trafic remonte par une infrastructure partagée avec le voisinage. Le débit inscrit au contrat est un maximum atteignable, pas une réservation : ce que vous obtenez dépend aussi de l'activité de voisins que vous ne connaissez pas, et cette activité change avec l'heure de la journée.

Cela n'en fait pas un mauvais produit : pour ce qu'elle fait, la FTTH est excellente, et le raccordement est rapide quand la prise existe déjà. Simplement, les accès mutualisés que nous proposons sont vendus au meilleur effort : le débit n'y est pas garanti, et en cas de coupure le rétablissement se fait sans délai contractuel, dans l'ordre où les interventions se présentent — vous prenez rang dans une file que vous ne voyez pas.

La fibre dédiée : un engagement écrit

Sur notre accès dédié, nous construisons un lien pour vous. Il est tracé de votre local jusqu'à notre réseau, il ne porte que votre trafic, et le débit inscrit au contrat est celui dont vous disposez dans les deux sens. Ce que vous achetez n'est pas de la vitesse, c'est un engagement : une supervision, un délai de rétablissement inscrit au contrat, et l'astreinte que prévoit l'engagement de service.

La conséquence est franche : le choix ne se fait pas sur le chiffre affiché, mais sur ce qui se passe quand le lien s'arrête. Si votre site peut rester coupé pendant une durée que personne ne vous garantit, la fibre mutualisée suffit et il ne sert à rien de s'imposer plus de contraintes. Si ce n'est pas le cas, aucun débit mutualisé, même flatteur, ne remplacera un engagement écrit.

Le débit montant décide plus souvent que le descendant

Le chiffre mis en avant est presque toujours le descendant, celui qui entre chez vous. Il compte tant que vous consommez : pages, vidéos, applications en ligne. Dès que vous produisez, c'est le montant qui commande — la sauvegarde nocturne qui doit sortir, les serveurs consultés depuis l'extérieur, la visioconférence où c'est votre image qui part vers les autres.

C'est là que la fibre mutualisée montre sa limite, parce qu'elle est presque toujours asymétrique : beaucoup en descente, peu en montée. Un site qui héberge ses propres machines, ou qui externalise ses données comme le décrit notre rubrique Sauvegarde, sature d'abord par le haut. Notre accès dédié est symétrique, et c'est souvent ce qui tranche.

Les questions qui décident, avant le débit

  • Ce que représente une heure d'arrêt : personne ne travaille, ou personne ne s'en aperçoit.
  • Ce qui doit sortir de chez vous, et à quel moment : sauvegardes, serveurs exposés, visioconférence.
  • Qui appelle qui pendant la panne, et à partir de quand quelqu'un se déplace.
  • S'il existe un second chemin, et s'il emprunte le premier fourreau.
  • Ce que le génie civil impose : gaine libre, façade, tranchée, copropriété à convaincre.

À quoi ça sert

Quatre sites, quatre réponses différentes

Un même client a rarement besoin de la même chose partout : c'est le rôle du site qui tranche, pas sa surface ni son effectif.

Un siège qui héberge ses propres machines

L'application métier, les fichiers et les postes distants passent par le local technique. Tout ce qui est consulté depuis l'extérieur doit sortir par le lien : c'est le débit montant qui décide si le travail est confortable ou pénible.

Une agence de quelques postes

Bureautique en ligne, un peu de visioconférence, aucune machine à héberger. La fibre mutualisée fait très bien le travail, et le vrai sujet devient le secours : une carte mobile qui prend le relais peut éviter d'y perdre la journée.

Une sauvegarde qui déborde sur la matinée

La fenêtre de nuit ne suffit plus, la copie se poursuit à l'ouverture et gêne tout le monde. Le plus souvent, la plateforme de sauvegarde n'y est pour rien : c'est le débit montant du site qui plafonne.

Un standard qui se dégrade aux heures pleines

Les appels empruntent le même lien que le reste et se hachent dès qu'un gros envoi part. Sur notre accès dédié, nous marquons la voix en priorité et le débit disponible ne dépend pas de l'heure : c'est ce qu'attend un standard hébergé, comme celui de notre rubrique Standard 3CX.

Ce qui est inclus

Ce que nous livrons avec l'accès, et pas seulement la prise

Ce qui suit accompagne les deux accès. L'engagement de rétablissement, lui, n'est porté que par l'offre dédiée : c'est justement ce qui les sépare.

  • L'étude d'éligibilité. Relevé du point de raccordement qui dessert vraiment le local, et du génie civil qu'il faudrait engager.
  • Le raccordement. Prise optique, cheminement intérieur, autorisations à obtenir, rendez-vous coordonnés par un interlocuteur unique.
  • Le routeur d'accès. Livré configuré, supervisé et remplacé par nos soins : vous ne restez pas seul devant un boîtier inconnu.
  • L'adressage fixe. Des adresses publiques stables, avec la résolution inverse : elles comptent dès que vous exposez un service, et elles sont attendues dès que vous émettez de la messagerie.
  • La collecte. Votre accès remonte sur notre propre réseau jusqu'à nos salles : vos machines hébergées chez nous ne sont pas au bout de l'internet public.
  • La supervision. Coupure, saturation, dégradation lente : mesurées en continu, et l'alerte part chez nous sans attendre votre appel.
  • Les mesures. Débits réels dans les deux sens, latence, incidents et interventions : l'historique de votre accès vous est accessible.
  • L'engagement de rétablissement. Porté par l'offre dédiée : délai contractuel, astreinte prévue par l'engagement de service, et point d'avancement pendant l'incident.
Le débit affiché ne dit rien de ce qui se passe le jour de la panne : c'est là que les deux accès cessent d'être comparables.
Ce qui changeNotre accès mutualisé (FTTH)Notre accès dédié (FTTO)
Débit annoncéUn maximum atteignable, partagé avec les autres abonnés desservis par le même point.Un débit réservé, disponible aux heures pleines comme aux heures creuses.
Sens montantNettement inférieur au descendant : ce qui sort de chez vous plafonne en premier.Symétrique : envoyer vaut recevoir, sans arbitrage à faire.
En cas de coupureRétablissement au mieux, sans délai contractuel ni astreinte.Délai de rétablissement engagé, astreinte lorsque l'engagement de service la prévoit, et point d'avancement pendant la panne.
Chemin empruntéMutualisé à partir du point de raccordement, sur une infrastructure partagée.Lien tracé de votre local jusqu'à notre réseau, réservé à votre seul trafic.
Mise en serviceRapide quand la prise existe déjà ; suspendue au génie civil dans le cas contraire.Presque toujours une construction : c'est le terrain qui commande la date, pas le contrat.
À qui cela convientAux sites qui consomment plus qu'ils ne produisent et qui supportent une interruption.Aux sites qui hébergent, sauvegardent ou téléphonent, et dont l'arrêt bloque le travail.

Comment ça se passe

Du relevé d'adresse au lien en production

  1. 1

    On vérifie l'éligibilité à l'adresse exacte

    Une carte de couverture ne dit rien d'un bâtiment en particulier. Nous regardons quelles infrastructures desservent réellement le local, par quel point, et ce qui manque le cas échéant. Vous savez ce qui est possible avant que nous n'annoncions quoi que ce soit.

  2. 2

    On tranche sur l'engagement, pas sur le chiffre

    Nous partons de ce que le site produit et de ce que son arrêt vous impose. La conversation est courte et elle évite des regrets longs : elle décide entre mutualisé et dédié, et elle décide aussi s'il faut un second chemin.

  3. 3

    On construit le raccordement

    Étude du cheminement, passage intérieur, autorisations de voirie ou de copropriété quand elles sont nécessaires. C'est le génie civil qui commande la date : nous vous donnons l'avancement réel, y compris quand il n'avance pas.

  4. 4

    On met en service, puis on surveille

    Recette du lien, mesures dans les deux sens, adressage et routage en place, bascule à une heure choisie avec vous. Ensuite la supervision tourne en continu, et si un secours a été prévu, nous éprouvons la bascule avant d'en avoir besoin.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande avant de choisir un accès

Non, et c'est le contresens le plus fréquent. Ce sont deux produits construits différemment : l'un partage une infrastructure et annonce un maximum, l'autre réserve un lien. C'est notre offre dédiée qui porte le débit garanti dans les deux sens et l'engagement de rétablissement, pas la technologie elle-même. Il existe d'ailleurs des accès mutualisés dont le chiffre descendant dépasse celui d'un lien dédié : cela ne les rend pas comparables pour autant.

Parce que c'est lui qui vous freine dès que vous produisez quelque chose : une sauvegarde qui doit sortir la nuit, une machine consultée depuis l'extérieur, une visioconférence où c'est votre image qui part. Le descendant rend la navigation confortable, le montant décide si le site peut héberger et externaliser. C'est presque toujours lui qui manque en premier.

Il vaut ce qu'il y a derrière : une supervision qui voit la coupure sans attendre votre appel, l'astreinte lorsque l'engagement de service la prévoit, et un interlocuteur qui rend des comptes pendant la panne. Ce qu'il ne fait pas est dit plus haut : il ne remet pas le lien en service à votre place. Sans ce dispositif derrière, un délai écrit n'est qu'une ligne dans un document.

Parce que la date ne nous appartient pas tant que le chemin n'est pas connu. S'il existe une gaine libre jusqu'au local, c'est simple. S'il faut ouvrir une tranchée, obtenir une autorisation de voirie ou convaincre une copropriété, le calendrier dépend de tiers dont nous ne commandons pas l'agenda. Nous préférons annoncer tard et tenir plutôt qu'annoncer tôt et décevoir.

Oui, à une condition qui n'a rien d'automatique : deux accès ne constituent une redondance que si leurs dépendances communes ont été identifiées et jugées acceptables. Le fourreau à l'entrée du bâtiment, le point de raccordement, l'artère plus loin, la collecte : nous demandons par où passe réellement chacun des deux accès plutôt que de le supposer à la place d'un tiers. Quand la séparation n'est pas atteignable sur le site, un chemin qui ne dépend pas de la desserte filaire locale reste possible : notre rubrique Satellite examine ce que vaut un tel secours.

Oui, et c'est un chemin fréquent. Nous raccordons vite en fibre mutualisée pour que le site travaille, et nous lançons en parallèle la construction du lien dédié, qui prend le temps qu'il prend. Le jour de la bascule, nous ne résilions pas l'accès mutualisé : il devient le secours, une fois vérifié par où il passe réellement.

Passons à la pratique

Décrivez-nous votre situation, nous vous répondrons par une architecture.

Un site à raccorder, un standard à remplacer, des serveurs à déplacer, une sauvegarde à reprendre en main : on regarde ce que vous avez, on dit ce qui tient et ce qui ne tient pas, et on vous laisse repartir avec un plan — même si vous ne le faites pas avec nous.

Parler à un ingénieur 02 55 59 60 02

Du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h