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Opérateur

Internet par satellite pour les sites isolés et les liens de secours

Raccorder un site difficile d'accès, ou ajouter à votre accès principal un chemin qui ne dépend pas de la desserte filaire locale.

  • Sites difficiles à desservir
  • Chemin distinct du filaire local
  • Pose rapide si le site s'y prête
Sans génie civil Ni tranchée ni adduction à négocier. Ce que le site doit offrir, c'est une portion de ciel dégagée.
Deux orbites L'orbite basse quand l'interactif compte, la géostationnaire quand une seule direction est dégagée.
Hors boucle locale Le lien n'emprunte ni le fourreau, ni la chambre, ni le point de raccordement de votre accès filaire.
Bascule éprouvée Le secours est éprouvé en coupant l'accès principal, pas déclaré sur le papier.

Le principe

Sortir de la boucle locale, sans sortir de toute contrainte

Une liaison satellite s'affranchit du sous-sol : elle ne dépend ni d'un fourreau, ni d'une chambre de tirage, ni du point de raccordement qui dessert votre rue. En échange, elle impose ses propres contraintes — et les connaître à l'avance est tout le métier.

Deux orbites, deux comportements

Toutes les liaisons par satellite ne se ressemblent pas, et l'écart ne tient pas à la marque de l'antenne : il tient à la distance parcourue. Un satellite géostationnaire paraît immobile depuis le site ; l'antenne le vise une fois pour toutes, dans une direction déterminée, et une seule portion de ciel doit être dégagée. Le signal parcourt en revanche une distance considérable à chaque aller-retour, ce qui se traduit par une latence nettement plus élevée.

Les constellations en orbite basse, souvent désignées par leur sigle anglais LEO, travaillent beaucoup plus près du sol, mais leurs satellites défilent : aucun ne reste au-dessus de vous. Le terminal suit donc une portion de ciel plutôt qu'un point, et passe d'un satellite au suivant. Il lui faut par conséquent une vue dégagée sur une zone bien plus large. La latence y est nettement plus faible, ce qui rend praticables des usages interactifs que le géostationnaire supporte mal. Les performances y varient toutefois selon la charge de la constellation, l'environnement du site et l'état du réseau : nous ne présentons pas un débit d'orbite basse comme une valeur permanente.

Aucune des deux n'est dépassée. Sur un site encaissé où un seul couloir de ciel est libre, le géostationnaire reste souvent la seule option réaliste.

Latence et débit : deux notions différentes, qui comptent toutes les deux

Le débit est ce que le lien peut écouler ; la latence est le délai avant que la première réponse n'arrive. Ce sont deux grandeurs distinctes, mais elles ne sont pas indépendantes pour autant : un transfert TCP unique est borné par la taille de sa fenêtre divisée par le temps d'aller-retour. Sur un lien à forte latence, un seul téléchargement plafonne donc bien en dessous du débit annoncé, même quand ce débit est disponible. On le compense en multipliant les flux, en agrandissant les fenêtres ou en choisissant des protocoles conçus pour cela — pas en ignorant le problème.

Souffrent le plus : tout ce qui multiplie les allers-retours courts. Un logiciel métier qui interroge sa base à chaque champ saisi, un partage de fichiers sollicité en continu, un bureau distant, un tunnel chiffré, une page composée de dizaines de requêtes. Chaque échange paie la même addition, et cent échanges la paient cent fois.

Souffrent moins : les transferts volumineux et asynchrones — sauvegarde nocturne, réplication qui n'est pas en temps réel, mises à jour, messagerie. La distinction n'a rien d'absolu : un transfert mal parallélisé reste bridé par la latence, et un usage interactif peut très bien s'accommoder d'un lien de secours le temps d'une panne.

La voix et la visioconférence méritent une mention à part, parce qu'elles cumulent les deux sensibilités. La gigue et les pertes de paquets hachent une communication ; le délai, lui, la rend moins fluide et fait que les interlocuteurs se coupent la parole — l'UIT situe autour de 150 ms dans un sens le seuil à partir duquel cela devient perceptible. La voix passe donc sur satellite, et nettement mieux en orbite basse, à condition qu'elle soit priorisée sur le lien. Nous ne promettons pas qu'elle s'y comporte comme sur une fibre.

Un chemin différent, pas une indépendance totale

Quand une entreprise double son accès, elle en prend volontiers un deuxième, terrestre lui aussi — et découvre le jour de la coupure que les deux empruntaient le même fourreau, la même chambre de tirage ou le même point de raccordement. La redondance figurait au contrat, pas dans le sol.

C'est là que le satellite est intéressant : il apporte un chemin qui ne dépend pas du support physique de votre accès principal. Une pelleteuse dans la rue ne le coupe pas. Il serait faux, en revanche, de le présenter comme indépendant de tout réseau terrestre : le trafic redescend par une station terrienne, elle-même raccordée à des infrastructures au sol. Le satellite déplace la dépendance loin de votre desserte locale ; il ne la supprime pas. C'est déjà, pour la plupart des sites, exactement ce que l'on cherche.

Ce que le site doit permettre

  • Une vue dégagée du ciel, sans arbre ni bâtiment dans l'axe utile.
  • Un point de fixation stable : pignon, toiture, mât lesté ou platine au sol.
  • Un passage de câble jusqu'au local technique, et une mise à la terre correcte.
  • Une alimentation secourue, si le lien doit survivre à une coupure de courant.
  • De la place pour le routeur qui décidera de la bascule.
  • Une fenêtre pour couper l'accès principal et éprouver le secours pour de vrai.

À quoi ça sert

Deux familles de besoins, un même équipement

Apporter un accès internet là où le filaire ne va pas, et assurer la continuité de celui qui existe déjà. Ces deux emplois n'ont presque rien en commun, sauf l'antenne.

Un site que le filaire ne dessert pas correctement

Une exploitation au bout d'un chemin, un site industriel écarté, un dépôt, un relais technique en hauteur. Le raccordement existe parfois sur le papier, mais les travaux à engager le repoussent d'année en année.

Une installation temporaire

Chantier, base de vie, bâtiment provisoire, événement. Le site ne vivra qu'une saison et il lui faut du réseau tout de suite : on pose, on pointe, on démonte, sans laisser derrière soi un raccordement orphelin.

Une agence dont l'activité s'arrête sans réseau

Encaissement, prise de commande, téléphonie : quand le lien tombe, le travail s'arrête. Un lien de secours par le ciel ne dépend pas de la desserte filaire de la rue, donc il ne tombe pas pour la même raison qu'elle.

Un site à arrivée unique

Beaucoup de bâtiments n'ont qu'une seule arrivée filaire, et il n'est pas toujours possible d'en obtenir une seconde par un autre chemin. Le satellite ajoute alors un accès qui ne passe ni par cette arrivée, ni par le fourreau qui la porte.

Ce qui est inclus

Du relevé de ciel au routeur qui décide de basculer

Un lien satellite n'est pas une antenne posée sur un toit : c'est une chaîne complète, dont la pièce la plus délicate est la dernière — celle qui choisit le moment de passer sur le secours.

  • L'étude de visibilité. Relevé des masques sur place : arbres, bâtiment voisin, cheminée, débord de toiture. Avant l'engagement, pas le jour de la pose.
  • Le choix de l'orbite. Basse ou géostationnaire, arbitré sur vos usages réels et sur ce que votre ciel autorise, jamais sur une préférence de catalogue.
  • L'antenne et sa fixation. Support adapté à ce que le site permet, étanchéité reprise, câble cheminé proprement, mise à la terre en règle.
  • Le pointage et sa mesure. La qualité de signal obtenue à la mise en service est relevée et conservée : c'est la référence à laquelle nous comparerons plus tard.
  • Le routeur de bascule. Il surveille l'accès principal, part sur le satellite quand il le perd, et ne revient sur l'accès principal que lorsque celui-ci est réellement rétabli.
  • L'intégration à votre réseau. Adressage, routage et priorités décidés à la conception. Selon ce que vos services exigent, l'accès peut être collecté sur notre réseau plutôt que livré tel quel.
  • L'essai de coupure. Nous coupons l'accès principal devant vous, nous regardons ce qui repart et ce qui reste muet, et nous corrigeons avant de quitter le site.
  • La supervision. Disponibilité, niveau de signal, bascules survenues : nous voyons le secours travailler, y compris quand vous ne le regardez pas.
Le bon choix n'est pas le plus récent, c'est celui qui correspond à ce que vous ferez du lien et à ce que votre ciel permet.
Ce que vous attendez du lienOrbite basseOrbite géostationnaire
Applications interactives, bureau distantUtilisables au quotidien dans la plupart des cas.Praticables par à-coups, vite pénibles en usage continu.
Téléphonie et visioconférenceGénéralement confortables si la voix est priorisée.Possibles, avec un temps de réponse perceptible entre les interlocuteurs.
Transferts volumineux et sauvegardesPeu gênés, surtout si les transferts sont parallélisés.Praticables, mais un flux unique plafonne : il faut en tenir compte au dimensionnement.
Pose et pointage de l'antenneSuit des satellites qui défilent : il lui faut une large portion de ciel.Vise une direction déterminée : un seul axe doit être dégagé.
Site encaissé ou fortement masquéDéfavorable, car la portion de ciel utile est vaste.Parfois jouable : un couloir dégagé dans la bonne direction peut suffire.

Comment ça se passe

Du relevé sur le toit à la bascule éprouvée devant vous

  1. 1

    On regarde le ciel avant de promettre

    Une liaison satellite se décide sur place. Nous relevons les masques dans les directions utiles, nous repérons le point de fixation et le passage de câble, et nous disons non quand le site ne s'y prête pas. Ce relevé est écrit : c'est sur lui que se décide l'orbite, avant tout engagement.

  2. 2

    On installe, on pointe, on mesure

    Fixation, étanchéité, cheminement, mise à la terre, puis pointage. Le niveau de signal obtenu est consigné : c'est lui qui permettra, plus tard, de distinguer une dérive du pointage d'un simple grain de pluie.

  3. 3

    On câble la décision de bascule

    Le routeur apprend à quoi reconnaître un accès principal perdu, ce qu'il fait passer en premier, et ce qui attendra. Nous décidons ensemble de ce qui doit continuer coûte que coûte : sur un lien de secours, tout ne tient pas en même temps, et cet arbitrage se fait mieux à froid.

  4. 4

    On coupe l'accès principal, exprès

    Une bascule jamais éprouvée n'est pas un secours, c'est une hypothèse. Nous débranchons l'accès principal en votre présence, puis nous vérifions la connectivité, le routage, les applications que vous avez désignées comme critiques, la téléphonie si elle est concernée — et le retour sur l'accès principal, qui se passe mal plus souvent qu'on ne le croit.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande avant de poser une antenne

Oui, sous conditions, et l'orbite basse y est nettement plus favorable. La qualité d'une conversation dépend de quatre choses : le délai, la gigue, les pertes de paquets et la stabilité du lien — la section « Le principe » explique plus haut comment chacune se fait entendre, et à partir de quel délai la conversation perd sa fluidité. Nous marquons donc la voix en priorité sur le lien, et nous vous disons franchement ce que le site permet plutôt que de promettre l'équivalent d'une fibre.

Non, sauf si une offre le prévoit explicitement, et ce n'est pas le cas des accès satellite courants. Le débit obtenu dépend de la charge de la constellation ou du faisceau, des conditions atmosphériques et de l'environnement du site. C'est une différence de nature avec un lien dédié, dont notre rubrique Fibre décrit l'engagement : nous ne mettons pas les deux sur le même plan.

Le signal s'affaiblit et la liaison réduit son débit avant de céder ; sous un orage qui passe à l'aplomb, elle peut décrocher le temps qu'il s'éloigne. Ce n'est pas un défaut d'installation, c'est la traversée de l'atmosphère. Ce que nous pouvons faire, en revanche : mesurer le signal à la pose pour distinguer plus tard une averse d'une dérive du pointage, et refuser les installations qui ne tiennent que par beau temps.

Oui, et c'est le premier critère d'éligibilité. Un arbre qui pousse, un bâtiment voisin qui monte d'un étage, une cheminée dans l'axe : le lien se dégrade sans qu'on comprenne pourquoi. En géostationnaire, une direction déterminée doit être libre. En orbite basse, c'est une large portion de ciel, parce que les satellites y défilent. Nous relevons les masques sur place avant de vous engager.

Souvent si, et nous le proposons : c'est l'objet de notre rubrique Forfait mobile, et c'est la réponse la plus simple pour un petit site. La question à se poser est la même dans les deux cas : de quoi dépend réellement ce second chemin ? Un relais mobile est un équipement terrestre, raccordé par une infrastructure qui peut emprunter le même axe que votre accès. Le satellite déplace cette dépendance plus loin de votre site — il ne la supprime pas, mais il la rend nettement moins corrélée à votre desserte locale.

Non, quand une fibre est disponible et que les usages sont interactifs : elle reste devant sur la latence, la régularité et l'engagement de rétablissement, et c'est ce que décrit notre rubrique Fibre. Le satellite prend tout son sens ailleurs : sur un site que le raccordement terrestre n'atteindra pas dans un délai acceptable, et en secours d'un site dont la continuité compte. Nous ne vendons pas une antenne à un site correctement raccordable.

Passons à la pratique

Décrivez-nous votre situation, nous vous répondrons par une architecture.

Un site à raccorder, un standard à remplacer, des serveurs à déplacer, une sauvegarde à reprendre en main : on regarde ce que vous avez, on dit ce qui tient et ce qui ne tient pas, et on vous laisse repartir avec un plan — même si vous ne le faites pas avec nous.

Parler à un ingénieur 02 55 59 60 02

Du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h